- La liberté d’expression est une liberté encadrée par la loi : cette liberté s’exerce dans la mesure où elle ne nuit pas à autrui.
Les propos diffamatoires, racistes, appelant à la haine raciale ou au meurtre sont ainsi punis par la loi.
Des limites sont également fixées pour protéger la vie privée, le droit d’auteur, etc.
La liberté d’expression peut exceptionnellement être restreinte dans les domaines de la sécurité nationale ou la défense publique par exemple.
- La loi Pleven (1972) condamne la haine et la provocation raciales qui deviennent des infractions pénales.
- La loi Gayssot (1990) vient compléter la loi Pléven (renforcement des sanctions) et fait du révisionnisme un délit.
- L’étendue de la liberté d’expression et ses limites sont relativement flottantes.
La liberté d’expression est donc un droit fondamental qu’il convient de protéger, notamment **contre les tentatives de censure.
Mais protéger la liberté d’expression, c’est aussi la protéger contre ses propres dérives.
- Le cyberhacèlement constitue une dérive de la liberté d’expression.
- Il existe plusieurs formes de cyberharcèlement : harcèlement en ligne via l’envoi de messages violents contre une personne, diffusion des informations personnelles de la victime sur Internet dans le but de lui nuire (doxxing).
- L’équilibre entre la protection de la liberté d’expression et la lutte contre les comportements nuisibles en ligne est difficile.
- Les auteurs de harcèlement en ligne encourent jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.
- L’anonymat permis sur Internet rend cependant parfois difficile la lutte contre le cyberharcèlement.